En mai dernier, des décisions courageuses ont été prises par le comité et un mandat clair nous a été donné: la stabilité devait être maintenue et la structure assurée, tout comme les prestations. Une période de près de six mois, en intérim, s’est ouverte, avec un management assuré en codirection et en lien direct avec le président Gaëtan Reynard. La structure a tenu, la continuité des prestations a été assurée grâce au soutien indéfectible d’une équipe expérimentée, concernée, très engagée. La « grande maison » a tremblé, légèrement, mais les bases, solides, ont garanti à l’entier de l’édifice la force et la stabilité nécessaires. Cette période a permis de faire le point, de mettre à plat les difficultés, d’identifier les problématiques et de proposer des solutions, toujours.
De son côté, le comité a pris de la hauteur. Réuni en séminaire, il a défini les objectifs et les rôles de l’AVE, à court, moyen et long termes. Cette prise de recul était indispensable pour mieux comprendre les enjeux, et définir les réponses que l’association souhaitait y apporter, dans l’intérêt des membres, à leur écoute et à leur service. Pour prendre la mesure, aussi, des évolutions qui s’avéreraient cruciales, des innovations à ne pas rater, des virages à prendre au bon moment. Dès la fin de l’automne, la nouvelle équipe a été constituée. Et… l’engagement, l’énergie, la volonté ferme de trouver des solutions pérennes aux défis identifiés ont commencé à véritablement se déployer.
Non pas que nous partions de zéro, bien entendu : nous pouvons compter sur une histoire centenaire, des relations fortes avec des partenaires de toujours, d’intenses discussions avec nos collègues et homologues des autres cantons ou des autres institutions, des contacts plus que réguliers avec les membres de l’AVE, nos principaux interlocuteurs. Oui, les entreprises sont au coeur de nos préoccupations et nous en avons fait notre priorité : aller à la rencontre des membres, entendre leurs soucis, leurs préoccupations, anticiper leurs besoins, écouter leurs critiques. Tout d’abord, nous avons restructuré notre organisation, pour plus d’agilité, de transparence et une lecture plus simple.
Nous avons allégé la structure et redéfini un organigramme en tenant compte de trois principes :
- clarté dans les prestations et la recherche d’interlocuteurs ;
- redéfinition des rôles de chacun, pour éviter toute forme de mélange des genres ;
- clarification des principes de gouvernance.
Ceci nous a permis de lancer une révision totale de tous les processus et un retour aux principes réglementaires.
Les valeurs de l’AVE pour chacune et chacun des collaborateurs sont et doivent être : engagement, rigueur, compétences.
Nous privilégions la formation continue, la responsabilisation et la prise d’initiative, dans un cadre défini et une chaîne décisionnelle claire. Les visages et les voix de l’AVE ont beaucoup changé, de nouvelles personnes ont été intégrées et d’autres ont vu leur cahier des charges précisé. D’autres encore ont pu prendre de nouvelles responsabilités. Beaucoup de remplacements ont été relevés à l’interne, ce qui garantit une transmission de savoir optimale. L’équipe est forte, constituée et surtout pleine d’énergie. À ce jour, cinq personnes, soit presque un cinquième de l’effectif, se sont lancées dans des formations en cours d’emploi exigeantes et certifiantes, dans l’intérêt clair de l’ensemble de l’association.
Les trois piliers fondamentaux de l’AVE – secrétariat patronal, formation et caisses sociales – ont été renforcés et restructurés et des projets ont été lancés à chaque niveau de l’organisation.
Il s’agissait de retrouver la confiance des institutions qui nous délèguent la gestion de leur structure. Sans cette confiance, pas de caisses sociales à l’AVE, pas de contrôle des conditions de travail, pas de promotion des métiers ou de projets de formation adaptés. Sans transparence, plus de confiance ; sans clarté, plus de pertinence.
Toutes ont renouvelé et confirmé leur choix : oui, l’AVE a la capacité de mettre en place des outils de gestion et de gouvernance modernes, oui, l’AVE est capable de s’adapter aux nouvelles exigences légales, aux trouvailles administratives complexes, aux nouveaux écueils, oui l’AVE offre des prestations concurrentielles, efficaces et pertinentes.
Et il faut en être fiers, tout comme il faut s’arrêter un instant pour remercier ces hommes et ces femmes qui ont traversé, avec nous, cette année particulière, en portant haut les valeurs de l’AVE.
Cette année, l’organisation de l’AVE connaîtra un chamboulement majeur avec l’intégration de nouveaux outils informatiques de gestion. Les premiers outils à intégrer seront comptables puis destinés à traiter de façon plus simple et efficace les bases de données, ensuite viendra le temps de l’introduction progressive de nouveaux outils de gestion des caisses et de leurs prestations. Ce dernier choix s’avérera crucial et il sera opéré avec prudence et conviction : il s’agira de s’assurer de son caractère durable, au sens de stable, indépendant, au sens de non lié à une entreprise en particulier, et flexible, au sens d’intégratif. Ces trois caractéristiques ne sont pas négociables et de nombreux contacts avec des homologues d’autres cantons ainsi que le recours à l’accompagnement de professionnels critiques ont été entrepris afin de réaliser un choix véritablement éclairé. Un pool d’entreprises membres a également été mis en place afin de tester avec elles les innovations proposées. Leurs besoins et propositions d’amélioration ont déjà fait l’objet d’une analyse détaillée. Nous les remercions ici de leur engagement et de leur soutien dans la mise en place de ce projet.
Défendre les intérêts de la branche, c’est aussi offrir aux entreprises membres des conditions administratives stables et sûres, des prestations performantes. Une amélioration est grandement attendue sur ce point et nous nous y attelons tous les jours avec énergie et conviction.
De l’énergie et de la conviction sont également déployées dans les innombrables contacts pris avec nos partenaires afin de faire entendre les difficultés de la branche, qui sont finalement celles de toute la société.
La construction, qualifiée de « secteur traditionnel » souffre, en tant que branche, d’un manque de considération patent : la plupart des visions politiques ayant trait au développement économique ne tiennent absolument pas compte du caractère éminemment durable – au sens de pérenne – du secteur, tout comme elles font fi de ses composantes d’innovation, de son potentiel de développement et du rôle qu’elle assume en tant qu’acteur essentiel de la transition que cette dernière soit vue sous l’angle énergétique, écologique ou économique.
Face à ces défis d’un genre nouveau, la construction continue de s’organiser. Par exemple, dans un mouvement constant de recherche d’unité, constructionvalais s’est fortement engagée pour donner à chacun la place et l’espace de discussion qui lui convient. De nouvelles associations ont été intégrées et des discussions sont en cours pour adopter des modèles de coordination aussi large que possible, tout en cultivant un fort sentiment d’appartenance au secteur de la construction.
Le temps de la réflexion, véritablement fondée, correspond peu aux attentes d’immédiateté médiatique, mais fortifie l’unité d’une branche qui sait s’adapter et durer.
C’est avec infiniment de joie, de bonheur et d’engagement que nous sommes à votre service et structurons nos actions dans votre intérêt et celui de la construction.

Chiara Meichtry-Gonet
Directrice



